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Echange culturel franco-algérien
Echange culturel franco-algérien
"Des rives"
Alger Corbas Lyon, expresse

Le Polaris, lieu de diffusion de l’art et de la culture, géré par une association culturelle lyonnaise, sise à Corbas, un petit coin bien tranquille au sud de la ville de Lyon, a accueilli lundi 17 octobre au soir, une rencontre-débat, qui a réuni 4 artistes algérois et 4 artistes lyonnais qui ont exposé leurs œuvres éclectiques, du 21 septembre au 5 octobre, au centre culturel français d'Alger. Ils exposent en ce moment, du 14 octobre au 15 novembre, dans divers lieux de Lyon. L'évènement est appelé "Des rives".
L'aboutissement de cet échange Franco-Algérien, est le fruit de plus de deux ans de contactes, et surtout, d'efforts, faits par les protagonistes de l'action artistique en question, car trouver les financements, les souteneurs, les lieux d'exposition, était un défi, il a été surmonté par une organisation réfléchie et élaborée intelligemment.
Fabien Martinand, Sylvie Margot, Claude Couffin et Gérard Mathi, sont les quatre artistes lyonnais qui participent à cette aventure d'échange culturel. Entre Fabien Martinand, le sorcier des couleurs, Sylvie Margot, l'installatrice plasticienne du rigolo, Claude Couffin, l'artiste bizarroïde, et Gérard Mathi l'artiste qui aime titiller la morale et la moralité, une atmosphère artistiquement confortable, a envahi le Polaris. Mais ceci sans compter sur une atmosphère d'une autre origine, et qui a été provoquée cette fois-ci, par les œuvres de 4 artistes venus tout droit d'Alger. Le spectateur n'a qu'à bien se tenir.
Noureddine Ferroukhi, figure emblématique du collectif des "Essebaghine" en Algérie, a proposé à l'occasion de cet échange, une installation en forme de cube abritant sous son toit en files de fer ajustés à la manière d'un toit d'une belle cage d'oiseaux artisanale d'antan, une poupée, forcement toute triste, entourée dans la salle d'exposition, par des tableaux où figurent surtout des silhouettes de femmes, comme sorties d'un monde imaginaire.
Hachemi Mokrane, artiste peintre et installateur, a présenté des tableaux peints d'après une technique appelée "mixte sur toile marouflée", à côté, il a utilisé ironiquement, mais sans arrière-pensées provocatrices, des assiettes paraboliques (justement) comme assiettes, pour servir du Couscous. Là, tradition se mêle à la modernité.
Rachida Azdaou, la plus jeune des exposants, a opté quant à elle pour la présentation de ses dernières créations : peinture, collage et sérigraphie, tissus et toiles, et un talent certain. Le résulta est une création inédite, une technique nouvelle qui laisse baba. Les toiles de Nadia Azdaou portent de vieux portraits de femmes et d'hommes algériens. Des visages anonymes à peine apparents, venus des temps passés témoigner d'une douleur qu'on devine bien. D'ores et déjà, le thème de la douleur est évoqué, il sera approfondi par le quatrième exposant algérien, Ammar Bouras, un membre du collectif Essebaghine, qui a choisi à travers cette occasion, d'évoquer la douleur, mais en la regardant droit dans les yeux. Photographe, vidéaste et plasticien reconnu, il use de son savoir-faire cette fois-ci, à travers des photos modelées et transformées numériquement, pour parler d'une vérité occultée (Des rives) il s'agit de ce que la France a fait subir aux Algériens pendant la guerre de libération: assassinat, torture et humiliation, le sujet fâche, il dérange. Une voix présente dans la salle du Polaris proteste pour la présence d'un texte de Bachir Hadj Ali dans l'œuvre de Ammar Bourras, mais le reste du monde compatisse avec le choix de l'artiste, le débat est lancé, Ammar Bouras est tout content car justement, évoquer ce fait historique sans détourner le regard était sa fin.

A.K

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