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La capitale se réconcilie avec la culture
L’opération « Une bibliothèque par commune » est entrée dans sa phase de réalisation, c’est ce qu’a déclaré B. Sator, directrice de la culture de la wilaya d’Alger, que nous avons rencontrée au siège de la DCWA sis au quartier de Bab Djedid.
L’opération « Lecture pour tous » s’inscrit dans le cadre d’une décision interministérielle prise simultanément par le ministère de la Culture et le département de l’intérieur et des collectivités locales. Pour ce faire, la DCWA ambitionne de créer un espace élargi aux arts et à la connaissance : « Nous avons recensé, durant l’année 2004, 35 bibliothèques sur les 57 communes de la wilaya d’Alger. Nous prévoyons de couvrir ce déficit dès la réception des bibliothèques en cours de réalisation au niveau des communes de Réghaïa, de Aïn Bénian et de Hammamet. En attendant de résorber cet écart, un bibliobus agencé en salle de lecture va sillonner incessamment les communes déshéritées de la wilaya d’Alger », a ajouté notre interlocutrice. Le nombre de librairies communales est revu, néanmoins, à la hausse avec l’inauguration de 50 nouvelles salles de lecture aménagées au cours de l’année 2005 dans les locaux des APC déficientes, a tenu à préciser M. Bouchefirat, le responsable des arts et des lettres au sein de la DCWA. Autre innovation, le changement partiel des livres désuets est en constante progression : « Une enveloppe de 8 millions de dinars a été dégagée par l’actuel wali d’Alger, M. Addou, pour le renouvellement des publications et des brochures documentaires des bibliothèques communales. Le choix des ouvrages littéraires, scientifiques et techniques a été opéré par une commission pluridisciplinaire auprès de 14 maisons d’éditions nationales », ajoutera Mme Sator. Les achats progressifs et échelonnés des recueils ont exigé, cependant, l’aide logistique de M. Zaoui, responsable de la Bibliothèque nationale du Hamma : « L’emmagasinage et la répartition des ouvrages sont effectués à la Bibliothèque nationale, d’où sont acheminés les ouvrages aux maisons de jeunes et aux bibliothèques municipales qui ont exprimé auparavant leurs exigences littéraires. Sinon, la DCWA reste la ressource centrale en outil pédagogique au profit des structures culturelles de la capitale », a tenu à préciser notre interlocutrice. La DCWA participe aussi à l’essor de l’activité culturelle et artistique puisée dans la diversité enrichissante de la ville de Sidi Abderrahmane, le saint protecteur d’Alger. « La DCWA parraine, à l’aide de petites subventions qui s’ajoutent aux subsides consentis par la wilaya d’Alger, 30 associations culturelles. En somme, nous sommes dans une certaine mesure à l’écoute des artistes du terroir qui manifestent le vœu d’adhérer et d’enrichir notre plan d’action. La DCWA procure, autant qu’il est possible, le soutien à l’adaptation des représentations théâtrales ainsi que les spectacles de divertissement diffusés à l’endroit du grand public et la préparation des expositions de l’art pictural », a ajouté Mme Sator.

Les métiers d’antan à l’honneur

La Casbah suscite encore de la controverse : « Le traitement des gravats et des travaux de ravalement des façades à la chaux et de l’aménagement des esplanades de La Casbah ont été menés de concert avec le wali délégué de Bab El Oued. La manœuvre, aussi circonspecte soit-elle, a d’ailleurs permis de recenser les corporations des petits métiers traditionnels qui ont formulé le souhait de se regrouper en association et de s’associer dès lors à nos festivités pour la promotion des produits de l’artisanat », a conclu Mme Sator. Pour Farid Fettouche, responsable du patrimoine au sein de la DCWA, le dossier de classement des Galeries algériennes (ex-galeries de France), sises à la rue Larbi Ben M’hidi et construites en 1912 sous le gouvernorat de Jhonnard, a été introduit auprès du secrétariat général de la wilaya d’Alger par la commission nationale des biens culturels, à la faveur de la loi n° 98-04 du 15 juin 1998, relative à la protection du patrimoine culturel. A cette optique d’entretenir l’héritage séculaire d’Alger, succède le classement des palais de la période ottomane, entre autres les demeures de la fille du bey Boulkine et du dey Hussein, situées respectivement à l’intérieur des lycées Boulkine et de Ethaâlibiya d’Hussein Dey. « Les travaux de consolidation sont achevés et les travaux de restauration vont commencer incessamment », a ajouté notre interlocuteur. A l’extrait de l’ordonnancement des sites archéologiques, se range également le palais dit Rahet Dey (le repos du Dey) établi à côté du préau de l’établissement scolaire Ghanem Djillali de Bologhine où les travaux de renforcement des murs porteurs sont en cours. Le répertoire n’est pas pour autant exhaustif, car il y a également la villa Abd el Tif, située à proximité du musée national des beaux-arts et dont l’acte de propriété foncière date de 1715, lorsqu’elle appartenait à Ali Agha. Les travaux de la villa où l’art des célèbres artistes du génie pictural et des ornemanistes du siècle dernier s’épanouit dans toute sa cohérence, seront confiés à l’entreprise de travaux communaux d’El Harrach : « L’ordre du service du chantier va être notifié à l’Ecoteh dès l’approbation du contrat par la commission des marchés de la wilaya d’Alger », a tenu à préciser M. Fettouche, qui annonce : « Le château royal, sis à Ben Aknoun au 3, rue Khelalfa Abdelaziz, ne fait pas exception. Le dossier de classement est soumis actuellement à l’examen de la wilaya d’Alger, en raison de la date de commémoration de l’assassinat le 15 mars 1962 de six dirigeants des centres sociaux, dont l’écrivain Mouloud Feraoun par un commando de l’Oas », a précisé notre interlocuteur. Selon notre interlocuteur, les services de la DCWA œuvrent en ce moment aux derniers préparatifs des dossiers de classement devant être étudiés par la commission nationale des biens culturels au cours de l’exercice 2006. Le catalogue est éloquent, eu égard à la valeur historique des édifices de types néomauresques du siège de la Grande-Poste, de l’immeuble de la wilaya d’Alger, les locaux de La Dépêche d’Alger, la villa Nardjes et la villa presco. Seulement, la question du devenir des œuvres dignes de durer dans le temps n’est pas inscrite dans le projet de classification des édifices historiques en cours d’approbation au secrétariat général de la wilaya d’Alger. C’est le cas du palais de Raïs Hamidou d’El Biar où a été signé le 5 juillet 1830 le traité de paix ou encore la citadelle de Djenane Lakhdar d’El Madania et du fort de Bordj El Kiffan.

Nazim Djebahi





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